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Quelles problématiques et/ou difficultés majeurs troublent et/ou freinent le fonctionnement opérationnel et pérenne de la TPE et son dirigeant ?

Quelles problématiques et/ou difficultés majeurs troublent et/ou freinent le fonctionnement opérationnel et pérenne de la TPE et son dirigeant ?

PREAMBULE ;
La CNTPE (Confédération Nationale Patronale de la TPE  de 0 à 20 personnes) refuse et désapprouve cette confusion manifestement arbitraire et doctrinaire qui consiste à  mélanger savamment la Très Petite Entreprise avec la Petite  Moyenne Entreprise de  + 20 à 500 personnes   d’autant qu’elle est ancrée dans les esprits de tous et de toutes les organisations patronales privées et/ou publiques, et que presque dans tous les cas de figure la majorité des lois et règles écrites, mises en œuvre,  produites sont influencées et constitutives des PME/PMI…
De même les organisations patronales type MEDEF et CGPME qui regroupent en leur sein des TPE, celles-ci en sont les parents pauvres et peu défendues tant parfois les dimensions et environnements sociaux et professionnels sont éloignés et différents…
La TPE est tellement liée au Chef de TPE, à la fois entreprise de type individuel et patrimonial qu’elle n’a plus rien à voir avec la PME, même si celle-ci est aussi patrimoniale, car la très petite entreprise quel que soit son statut juridique est « astructurée », très personnalisée, verticale dans son pouvoir, égocentrée…
Ainsi se cumulent et s’accumulent plusieurs types de contraintes, de problématiques, de difficultés soit endogènes, soit exogènes… que nous allons visiter sans que ce soit exhaustif.

Problématiques diverses :
1/ Le Financement de la TPE : celui des fonds propres dont le manque cruel est flagrant et pénalise fortement d’abord le développement , ensuite la pérennité de la TPE (0 à 20 personnes sans distinction de statuts, ni d'activités professionnelles, ni d'appartenance). En effet  l'un des grandes maladies dont souffrent quasiment  le monde des Entreprises  en FRANCE et en général, c'est le manque cruel de ressources financières et de fonds propres qui est endémique...Mais  la TPE, entreprise individuelle personnalisée et "patrimoniale", quel que soit son statut juridique   (2,100.000 millions) pépite et source de la dynamique économique, et aussi prometteuse de développement de l'emploi, est encore plus que les PME/PMI/ETI et autres GE, le parent pauvre  de notre économie.... Ce qui fait sa fragilité et sa vulnérabilité et met en péril très souvent sa pérennité... Ces TPE ont très souvent du mal à passer le cap des 2 à 5 ans, toutes autant qu'elles sont, certes pas seulement à cause de cela, car il y a aussi le CHE DE TPE, son projet, sa vision managériale, mais le financement et l’accompagnement par les banques des entreprises est un problème lourd pour notre économie...En effet les banques n'assument pas et/ou n'intègrent pas la notion de risque inhérent à la fonction, et je dirai même la mission de banquier.  Et l'économie ne peut se cultiver sans accepter la part du risque de la vie.
Le manque flagrant de fonds propres qui pénalise fortement le financement du développement (absence directe de moyens et/ou de haut de bilan peu rassurant pour la banque et partenaires potentiels éventuels) …Manque de suivi (Tableaux de bords) …Pas de budget prévisionnel… Méconnaissance des coûts de revient…
Il semble ressortir, selon différentes études réalisées par Axa Entreprises en association avec IPSOS pas mal d’informations instructives sur l’état d’esprit des Chefs de TPE/PME qui témoignent de leur préoccupation et ressenti sur les difficultés et la complexité de leur rapport à leur fonction d’Entrepreneur au quotidien. Il s’ensuit que cela atteint et altère la liberté d’entreprendre, diminue la motivation à agir et perturbe la volonté d’engagement.   Ainsi les facteurs qui rendent la vie compliquée à nos chefs de TPE sont ;

2/ du point de vue de la Fiscalité et Règlementation ; La quasi-totalité des chefs d’entreprises interrogés font part de l’importance qu’ils accordent aux questions fiscales et règlementaires : 92 % évoquent « le poids de la fiscalité » ; 90 %, « la complexité de la règlementation » ; 90 %, « l’incertitude » en matière de fiscalité ; 86 %, « le manque de visibilité sur les règlementations pesant sur les entreprises » ; 85 %, « la complexité de la fiscalité » ... « Ce qui ressort des réponses des chefs d’entreprise interrogés, c’est le degré d’inquiétude et d’incertitude concernant les questions fiscales et règlementaires. Une majorité répond que ces problématiques leur apparaissent comme « très importantes » », souligne Antoinette Prost, Directrice des Études d’AXA Entreprises.

3/ Le recrutement ; Ce n’est pas nouveau, les petites et moyennes entreprises peinent à se rendre attractives auprès des talents. Le baromètre AXA Entreprises le confirme : 73 % des dirigeants sondés reconnaissent leur difficulté à recruter. Pour y remédier, nombreux sont ceux qui expriment des attentes d’assouplissement : 89 % proposent une amélioration du statut fiscal des heures supplémentaires ; 82 %, la révision de la durée de travail de 35 heures ; 81 %, l’assouplissement des règles régissant les CDD ; 77 %; l’amélioration de la qualité des candidatures proposées par Pôle Emploi ; 76 %, la promotion de formations initiales plus opérationnelles. « Au-delà de ces questions qui concernent surtout le cadre légal, les patrons de PME disent porter une attention croissante aux sujets de la pérennisation de l’emploi, des qualifications et de la gestion des compétences », indique Antoinette Prost.

4/ L’environnement économique ;Les chefs entreprises estiment l’environnement difficile et peu favorable à l’entrepreneuriat. Néanmoins, ils restent globalement optimistes quant à la santé de leur entreprise : 73 % pensent qu’il est plus difficile aujourd’hui qu’il y a 20 ans de monter son entreprise, pourtant ils ne sont que 8 % à répondre qu’ils déconseilleraient à un jeune entrepreneur de se lancer dans cette aventure. « En outre, 58 % estiment que leur entreprise se porte bien ou très bien, contre 9 % qui jugent au contraire qu’elle va mal, souligne Antoinette Prost. Au global, leur vision de l’avenir reste positive. Pour l’illustrer, un quart des répondants tablent sur une croissance prochaine, ou tout au moins une évolution favorable de la situation de leur entreprise. »
4/ La judiciarisation ; (la mise en cause de leur responsabilité civile, pénale). Le baromètre fait état d’un sentiment grandissant de vulnérabilité dans un contexte de judiciarisation croissante de la société. Les deux tiers des répondants s’inquiètent du risque de procédure prud’homales. Les principaux risques évoqués ? La mise en cause du dirigeant et sa responsabilité civile et pénale (80%) ; la trésorerie (75%) ; la perte d’un marché en raison d’une concurrence à bas prix (72%) ou de nouveaux concurrents (71%) ; la défaillance d’un homme clef dans l’entreprise (67%) ; les impayés (66%)... « Dans un contexte économique de plus en plus tendu, l’évolution croissante de la judiciarisation n’a échappé à personne. Surtout pas aux dirigeants qui y voient là un véritable vecteur de vulnérabilité, pour eux-mêmes et pour leur entreprise », dit Antoinette Prost.
4 typologies de chefs d’entreprise identifiés

Ce premier baromètre a permis d’identifier quatre typologies de dirigeants. Les managers (23%). Pour la plupart, il s’agit davantage de dirigeants que de fondateurs. Selon eux, les principaux atouts de leur fonction sont la rémunération, l’image valorisante de leur statut et leurs perspectives de carrière. L’un des conseils qu’ils donneraient à un jeune entrepreneur : bien protéger son patrimoine personnel. Les bâtisseurs (23%). Leur principal moteur : faire ce qu’ils aiment ; construire et transmettre. L’une des qualités qu’ils évoquent : le goût du risque. Leur conseil à un jeune entrepreneur : garder le cap et prendre des risques calculés. Les entravés (28%). Pour la plupart, ils exercent dans des organisations qui affichent des résultats moins satisfaisants et voient l’avenir avec moins d’optimisme. Leurs qualités : le goût du risque et l’attachement à la réglementation et la fiscalité. Leurs conseils à un jeune entrepreneur : renoncez ou partez à l’étranger. Les malmenés combattifs (26%). Pour la plupart, ils exercent dans des TPE et voient comme principal atout de leur statut le fait d’être leur propre patron. Les qualités qu’ils estiment fondamentales à la fonction de chef d’entreprise : le courage et la capacité à décider en solitaire.

5/ Le manque de valorisation de leur statut ; De l’avis des dirigeants, le statut de chefs d’entreprises se révèle peu valorisé et mériterait de l’être davantage : 93 % estiment que les patrons de PME devraient être plus valorisés dans la société, compte-tenu de leur rôle vis-à-vis de l’emploi ; 92 % soulignent que l’on communique davantage sur les grandes entreprises et que les PME sont souvent « oubliées » ; 74 % indiquent qu’ils sont souvent considérés, à tort, comme des « patrons bien payés » ; enfin, 60 % regrettent que le chef de petite ou moyenne entreprise ait perdu l’image valorisante qu’il véhiculait par le passé. « Néanmoins, les dirigeants saluent certains atouts de leur statut, essentiels à leurs yeux : la liberté et l’autonomie (50 %) et la possibilité de faire ce qu’ils aiment (38%), pointe Antoinette Prost. Seuls 11 % invoquent les motivations pécuniaires ».

6/ L’accroissement et la diversification des risques. Risque d’image, de crise médiatique, de cyber criminalité, de sinistres, de conflits social, risque environnemental... La cartographie des risques ne cesse de s’étoffer, constituant une source de préoccupations de la part des chefs d’entreprise. « La place croissante d’Internet et des réseaux sociaux a amplifié les risques d’image et de réputation. Tout comme elle a engendré un accroissement de la cyber criminalité, rappelle Antoinette Prost. 6 chefs d’entreprises sur 10 disent craindre le risque d’image et de réputation. Et près de la moitié d’entre eux se disent également préoccupés par le risque de crise médiatique ou les cyber risques ».

7/ Les évolutions sociologiques ; Curieusement, la transformation numérique de l’organisation, la digitalisation des process et la dématérialisation de l’entreprise ne constituent pas la préoccupation majeure des chefs d’entreprises. Ces sujets, évoqués dans le cadre des évolutions sociologiques, arrivent après « le nouveau rapport des jeunes au travail » (36%) ; après la volatilité, voire l’infidélité, des clients (34 %) ; après le bien-être des collaborateurs et la lutte contre le stress (31%)... « La gestion de l’image et de la réputation de l’entreprise sur le web et les réseaux sociaux est évoquée par 32 % d’entre eux. Vient ensuite, avec 23 %, l’allongement de la vie professionnelle et l’augmentation de la part des seniors », remarque Antoinette Prost.
Une préoccupation se révèle moins présente dans les résultats de ce baromètre : la question de la transmission de l’entreprise. On note toutefois que « construire quelque chose à transmettre » est la motivation de 34% des chefs d’entreprise.

* Méthodologie : réalisée par Ipsos pour AXA Entreprises, cette étude a été réalisée auprès de 500 chefs d’entreprises de 10 à 500 salariés, cet échantillon national étant représentatif en termes de secteur d’activité, de taille de l’organisation et de la région d’implantation. Menée par téléphone, l’étude a consisté en des entretiens de 25 minutes avec chaque dirigeant.
La genèse du baromètre, par Jad Ariss, Directeur général d’AXA Entreprises
« En accompagnant une PME sur trois, AXA Entreprises bénéficie d’une vision privilégiée du quotidien des entreprises et de leur dirigeant. Nous sommes au plus près de leurs réussites comme de leurs difficultés. Conscients que les préoccupations des chefs d’entreprises se révèlent protéiformes, tout en évoluant sans cesse, nous avons souhaité leur donner la parole et surtout relayer leur opinion. »

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